Pourquoi nous concentrons-nous sur la protection des droits humains des personnes en détention au Burundi et au Cameroun ?

Le travail actuel de Contra Nocendi concentre la majorité de ses efforts sur la protection des droits humain des personnes en détention au Burundi et au Cameroun. Tandis que ce sujet peut être empreint de connotations négatives liées à l’idée de fournir un soutien à des personnes placées en centres de détentions, ces connotations peuvent tromper les observateurs quant aux buts et besoins d’un tel support.

 

Contra Nocendi est loin d’être naïve et conçoit l’idée qu’il existe des motifs légitimes pour la mise en détention puisque le crime existe au Cameroun ainsi qu’au Burundi. Malheureusement, comme tous les autres pays sur la planète, le Cameroun et le Burundi font face à des préoccupations légitimes concernant la criminalité. Indépendamment du fait qu’une personne ait commis ou non une infraction pénale, cette personne possède des droits applicables à son traitement en détention. En effet, ceci n’est pas uniquement une question de droit international des droits humains, mais également une réalité juridique expressément engagée par les législations nationales respectives du Burundi et du Cameroun.

Au Burundi, nous travaillons avec les ONGs locales pour visiter régulièrement les centres de détention et fournir un suivi impartial et objectif des conditions de traitement, aux vues de la protection juridique internationale et nationale accordée aux personnes en détention. Les ONGs locales ont également pour objectif de connecter et d’informer les détenus dans le besoin sur les différentes options juridiques possible.

Au Cameroun, notre section accueille une clinique juridique Pro Bono basée à Buea. Elle délivre des conseils directement aux personnes placées en détention ainsi qu’à toutes personnes se présentant avec des préoccupations concernant la détention. Les représentants de la section camerounaise travailleront bientôt en collaboration avec les autorités locales sur la fourniture d’un suivi de surveillance des centres de détention locaux et de rapports de suivi régulier. Des conseils juridiques sont délivrés par la section et les personnes peuvent également être mises en relation avec un avocat local lorsque ceci est approprié.

Les crimes les plus atroces ne doivent pas nous faire oublier que ceux impliqués, y compris l’auteur présumé, sont tous des êtres humains qui, en vertu d’un cœur qui bat, possède des droits qui doivent être respectés. Personne ne devrait être exposé à des actes de torture, ou des châtiments inhumains ou dégradants. Tous les détenus doivent avoir accès à des soins médicaux standards en vertu du système médical du pays dans lequel ils sont détenus. Ils doivent pouvoir communiquer avec leur avocat dans un environnement privé et sécurisé. Le droit d’un détenu à communiquer avec le monde extérieur comprend également le maintien d’un contact et d’une relation avec leurs familles.

N’oublions pas que les personnes placées en centre de détention n’ont pas toutes été condamnées. La détention provisoire est très fréquente au Burundi et au Cameroun. Ces détenus doivent être traités de manière à faire prévaloir la présomption d’innocence. Les personnes placées en détention provisoire doivent également être séparées des détenus condamnés.

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